Le goût de bouchon ?

En savoir plus sur le goût de bouchon.

Ce terme est utilisé pour traduire une déviation olfactive dans le vin. Cependant, il n’existe pas un mais des goûts de bouchon. L’authentique goût de bouchon est très rare, il se caractérise par un goût puissant, rance, butyrique, qui rend le vin réellement inconsommable.

Le goût de bouchon le plus fréquent est dû majoritairement à une molécule, le 2, 4, 6-trichloroanisole, plus communément appelé « TCA ». Nous ne sommes pas tous égaux dans sa perception. Toutefois, un consommateur moyen est dans la capacité de détecter sa présence à partir de 8 nanogrammes par litre de vin, soit une quantité infime.

Comment le vin peut-il être contaminé ?

Le liège n’est pas le seul responsable, il peut s’agir d’une contamination par les barriques, dans lesquelles le vin a pu séjourner, par les bouteilles, qui ont pu être en relation avec des palettes contaminées, ou simplement par l’air ambiant du chai…

Quelle qu’en soit la raison, il s’agit pour le vigneron d’être extrêmement vigilant à toutes les étapes de l’élaboration de son vin. Afin d’éviter les contaminations par le liège, les bouchonniers n’utilisent plus de produits chlorés lors des procédés de fabrication. Ils ont également mis en place divers procédés visant à réduire le pourcentage de vins bouchonnés. Cependant, d’autres modes de bouchages peuvent être utilisés comme les bouchons synthétiques ou les capsules à vis, qui ne favorisent pas la contamination au TCA.