En savoir un peu plus : Le dosage des vins effervescents

Un grand secret entoure la pratique du dégorgement et la composition de la liqueur d’expédition pour les vins effervescents. Le dosage ne doit être qu’un artifice permettant la mise en valeur du vin, il n’est pas destiné à cacher un défaut ou à marquer le vin pour donner le “goût maison”. Il est donc prudent d’être méfiant de ceux qui entourent le dosage d’un grand mystère. Qu’ont-ils à cacher si ce ne sont des cuvées mal abouties ?

La liqueur optimale n’est-elle pas simplement du vin, du sucre et un apport minimal de sulfites pour garantir la conservation du vin ? Quelle que soit la quantité de sucre apportée par la liqueur, l’objectif doit être la sublimation des arômes et la finesse en bouche. Ce n’est que le dernier accessoire à peine perceptible qui permet d’enjoliver une cuvée déjà parfaite.

En théorie, le dosage est fait pour équilibrer l’acidité du vin et de la bulle. Il doit préparer le vin au plaisir du consommateur. Il est de bon ton de préférer les “extra-brut”, voire les “brut zéro”. Si les cuvées ont été préparées dans cet objectif avec toute la pureté nécessaire et ont acquis une maturité optimale, alors le dosage faible sera indiqué. Dans le cas contraire, il est préférable d’avoir un dosage plus élevé de manière à avoir une cuvée plus souple, plus enjôleuse.

De la même façon qu’à chaque ambiance ou moment correspond un vin, pour chaque effervescent correspond un dosage. À chaque cuvée son émotion, le dosage n’est là que pour accompagner et mettre en valeur le message du vigneron. Un dosage faible traduit une émotion de pureté et de profondeur, cela s’adresse essentiellement aux amateurs de “diamants bruts”. Le “brut” permet de faire apprécier au plus grand nombre les caractères fruités, floraux ou épicés des différentes cuvées. Les dosages plus marqués ont souvent été décriés car ils permettaient de commercialiser les cuvées les moins qualitatives. Ce temps est désormais révolu. Aujourd’hui, les cuvées “secs”, “demi-secs”, voire “doux” ont été préparées pour cela et pour être servies sur des plats appropriés et des ambiances choisies.

Si le dosage est une indication nécessaire au consom-mateur, ce n’est en aucun cas un gage de qualité. Le dosage est un artifice qui ne permet pas de pallier un défaut de cuvée, mais simplement de la sublimer. À chacun de trouver son répertoire…

Sur l’étiquette, le vigneron doit faire apparaître la catégorie à laquelle le vin appartient :
• Extra-brut : inférieur à 6 g de sucre/L
• Brut : inférieur à 12 g de sucre/L
• Extra-dry : de 12 à 17 g de sucre/L
• Sec : de 17 à 32 g de sucre/L
• Demi-sec : de 32 à 50 g de sucre/L
• Doux : supérieur à 50 g de sucre/L